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Jacques M. d’Unienville, le bon élève de la réforme sucrière
Il s’est beaucoup impliqué dans la restructuration de l’industrie sucrière en conduisant de gros projets dans la production d’énergie et dans de nouvelles activités industrielles.
En visitant le 5 septembre la « Flexi-factory » de Savannah et notamment sa centrale bagasse-charbon, qui fonctionne en cogénération, Marianne Fischer Boel, commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, s’est montré impressionnée. « Avec la cogénération, explique Jacques d’Unienville, dirigeant du groupe Mon Trésor Mon Désert et de SUDS, l’efficience passe de 55% à 85% grâce à l’usine sucrière dont on utilise la chaleur. »
Kazeem Noordali veut rester sur la vague de la croissance
Il prend les rênes d’un petit groupe familial qui pèse 200 millions de roupies (5 millions d’euros) de chiffre d’affaires, assurant sa structuration sous la forme d’un holding et une habile diversification dans l’agroalimentaire.
Son père Youssouf Noordali, 74 ans, a sur développer, discrètement mais efficacement, de solides partenariats qui lui ont valu, en octobre 2006, de recevoir l’insigne français de l’Ordre national du mérite. Il est vrai que le groupe familial Noordali a représenté avec succès, à Maurice, des entreprises françaises majeures dans le secteur de l’eau. On peut citer SOGREAH, Degrémont et BCEOM, des acteurs qui jouent dans la cour des grands, sur le marché mondial, mais qui ont apprécié l’efficacité de cette PME qui assure également l’avitaillement de la Marine nationale française.
Thierry Montocchio : son cirque a du succès
Circus, c’est le nom de l’agence de publicité qu’il a fondée il y a douze ans et qu’il dirige avec toujours le même enthousiasme. Il collectionne les prix et a réussi à percer sur le marché réunionnais...
« Un cirque, c’est tout sauf un bazar. Il faut beaucoup d’organisation au contraire ! » En choisissant d’appeler Circus son agence de publicité, Thierry Montocchio a voulu afficher à la fois l’enthousiasme - une qualité essentielle à ses yeux - et le professionnalisme de son équipe.
Ce cirque semble satisfaire son public puisque son chiffre d’affaires n’arrête pas de grimper - de 11 millions de roupies (275 000 euros), à sa création en 1996, à 108 millions (2,7 millions d’euros) aujourd’hui - et qu’il collectionne les prix. Cent quarante-huit distinctions sur le plan local et international (aux Etats-Unis, en Italie, au Mozambique et à La Réunion) depuis les débuts de l’agence.
Arnaud Mayer, un promoteur immobilier qui ne manque pas d’audace
À 34 ans, il n’a pas perdu son temps, entreprenant à tout vent. Il s’est stabilisé aujourd’hui dans le métier de promoteur immobilier avec des projets originaux qui lui réussissent plutôt bien...
« Dans ce métier, il y a beaucoup plus de gens qui se plantent que de gens qui réussissent. » En quelques années d’expérience dans la promotion immobilière, Arnaud Mayer a déjà une vision réaliste de cette activité, à mille lieues de ceux qui pensent que « ça rapporte à tous les coups ». Et sur un marché où les opérations fleurissent un peu partout, il cherche à se démarquer.
Catherine Giraud, une pionnière de la déco
Elle a créé il y a dix-sept ans Macumba, un commerce spécialisé dans les « meubles et objets d’ailleurs ». Une belle réussite pour cette bourlingueuse qui fait voyager ses clients...
« Une femme d’affaires d’accord, mais pas à n’importe quel prix ! » Catherine Giraud ne perd jamais de vue la dimension humaine de la vie. Ainsi a-t-elle gardé un mauvais souvenir de son expérience en Chine. En quête de fournisseurs dans ce pays, elle s’est « retrouvée face à des milliers de robots ». Rien à voir avec les relations qu’elle entretient à Bali, destination qui continue d’être sa principale source d’approvisionnement. Elle y travaille avec certains fournisseurs depuis ses débuts en 1991.
Veekram Bhunjun : une stratégie payante
À la tête du groupe familial depuis dix-huit ans, il a revu complètement son modèle de développement, passant du métier de constructeur à celui de promoteur immobilier. Et le Bhunjun Group s’en porte beaucoup mieux...
« Nous sommes un médecin spécialiste qui ne pratique plus et se contente de donner des conseils. » En quelques mots, Veekram Bhunjun illustre l’évolution de son groupe familial qui aujourd’hui intervient dans la conception et le suivi de projets immobiliers et sous-traite leur réalisation. Le Bhunjun Group a été constitué par son père Soodarsan à partir des années 50. Ce charpentier s’est lancé dans la construction de maisons individuelles en béton, très rares à l’époque. Il a aussi bâti des écoles, des collèges et des hôpitaux dans les années 70 et 80. Il pratiquait déjà le métier de promoteur (on parle toujours du « flat Bhunjun » à Quatre Bornes), mais se chargeait lui-même de la construction.





